forte baisse du nombre de demandeurs d’emploi

Après une courte stagnation, la baisse du nombre de demandeurs d’emploi a repris son cours. Une nouvelle plus que bienvenue pour le gouvernement, qui, malgré une conjoncture incertaine, a fait du plein-emploi – un taux de chômage autour de 5 % de la population active – l’objectif du quinquennat.

Selon les statistiques diffusées, mercredi 25 janvier, par Pôle emploi et la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques, qui dépend du ministère du travail, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) a connu une nette diminution au quatrième trimestre de 2022, de 3,6 %, pour s’établir à 3,049 millions de personnes sur l’ensemble du territoire (outre-mer compris, sauf Mayotte) contre 3,164 millions au troisième trimestre. Soit une baisse de 114 000 au quatrième trimestre. Sur un an, les effectifs de cette catégorie, la plus scrutée, ont baissé de 9,3 %, soit 312 000 personnes en moins.

Amélioration du taux d’emploi des séniors

La décrue du quatrième trimestre est bien moins importante si on ajoute les demandeurs d’emploi en activité réduite (catégorie B et C). Ainsi, le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi et tenues de rechercher un emploi (catégories A, B et C) s’élève à 5,394 millions de personnes, en baisse de 0,8 % par rapport au trimestre précédent, mais de 5,1 % sur un an. La barre des 5,4 millions est pour la première fois franchie à la baisse depuis 2014.

Grâce à ce reflux important, les effectifs de la catégorie A n’ont jamais été aussi bas depuis 2011. « Le plein-emploi c’est aussi le bon emploi. Nous poursuivons notre mobilisation », a déclaré le ministre du travail, Olivier Dussopt, sur Twitter, mercredi.

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Toutes les tranches d’âges bénéficient de cette situation favorable, notamment les moins de 25 ans (− 9,8 % sur un an en France métropolitaine), mais aussi, et c’est un des enjeux cruciaux de la réforme des retraites, les séniors. Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A de plus de 50 ans baisse ainsi de 8,9 % sur un an. L’amélioration du taux d’emploi des séniors entamée il y a une vingtaine d’années se poursuit.

Le marché du travail continue donc de résister à la conjoncture économique actuelle. « On est surpris de ces résultats, mais on l’est depuis trois ans maintenant, explique Gilbert Cette, professeur d’économie à la Neoma Business School. On aurait pu s’attendre à ce que la situation se dégrade alors que les perspectives de croissance ne sont pas mirobolantes. »