EXCLUSIF. Miracle en Ariège : disparu en montagne depuis deux jours, un homme de 35 ans retrouvé vivant

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Un homme de 35 ans, porté disparu depuis le dimanche 22 janvier 2023 en Ariège, a été retrouvé vivant dans la vallée d’Ossese, dans la commune d’Ustou, mardi 24 janvier. La gendarmerie a employé d’énormes moyens pour retrouver sa trace. En état d’hypothermie, il a été héliporté à l’hôpital.

C’est un miracle qui s’est produit à Ustou, en Ariège, mardi 24 janvier 2023. Un homme de 35 ans, porté disparu depuis dimanche 22 janvier 2023, a été retrouvé deux jours plus tard, dans la vallée d’Ossese. Un important dispositif de gendarmerie, une trentaine de militaires au total, est parvenu à retrouver la trace du trentenaire, en bord d’un ruisseau, en état d’hypothermie.

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35,2°C : c’est la température corporelle relevée sur le malheureux, qui travaillait selon nos informations dans la station de ski voisine de Guzet. Prostré, désorienté, l’homme ne semblait pas comprendre ce qui lui arrivait.

L’alerte donnée par le propriétaire

L’affaire débute donc dimanche 22 janvier, dans la soirée. Le propriétaire du logement occupé par le trentenaire signale l’absence de son locataire. “Il a eu un excellent réflexe de montagnard, pointe le colonel Frédéric Wagner, commandant le groupement de gendarmerie de l’Ariège. Le fait d’avoir eu cette alerte rapidement nous a permis de mettre en place un dispositif d’enquête d’envergure.”

Plusieurs services de gendarmerie se mettent en branle, d’un côté pour retracer les dernières heures de la personne recherchée avant sa disparition, de l’autre pour se mettre à sa poursuite dans les reliefs peu accueillants du haut Couserans. D’autant que la neige a fait son apparition depuis la fin de la semaine précédente en montagne et jusque dans la plaine.

D’énormes moyens déployés par les gendarmes

Pendant deux jours, une trentaine de gendarmes ne va pas relâcher ses efforts. Toutes les investigations sont menées sous les ordres du capitaine Sylvain Candaele, commandant en second de la compagnie de Saint-Girons. L’équipe cynophile et des membres du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Savignac-les-Ormeaux sont évidemment envoyés dans les cimes enneigées, tout comme le groupe montagne de la gendarmerie et la section aérienne de gendarmerie (SAG, ancien Détachement aérien) de Pamiers, en basse Ariège. Un chien Saint-Hubert du groupe interrégional cynophile de Nîmes (Gard) est même mis à disposition pour intensifier les recherches.

De gros moyens ont été engagés au sol par la gendarmerie de l'Ariège, dont ce quad spécialisé.
De gros moyens ont été engagés au sol par la gendarmerie de l’Ariège, dont ce quad spécialisé.
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Le secteur à couvrir est immense. “La météo, avec un plafond bas, a rendu les opérations aériennes très difficiles, pointe le colonel Wagner. Il a donc fallu faire beaucoup de reconnaissances à pied, beaucoup de vallées ont été explorées. Les conditions n’étaient vraiment pas favorables pour espérer une issue heureuse.”

Héliporté vers l’hôpital de Saint-Lizier

Finalement, des témoignages déterminants sont accueillis auprès de randonneurs. Les gendarmes spécialisés de la montagne se retrouvent dans des zones où il n’y a aucune trace d’évolution humaine, la neige recouvrant les pas sur la poudreuse qui s’accumule.

Vers 13h15, mardi 24 janvier 2023, le miracle se produit. Sonny, l’un des chiens de piste avalanche mobilisés par le PGHM, et son maître parviennent à mettre la main sur le marcheur perdu. Celui-ci souffre d’engelures au second degré au niveau des mains et des pieds, malgré un relatif équipement de montagnard sur lui.

Devant son état de santé, l’homme de 35 ans a été héliporté vers le Centre hospitalier d’Ariège-Couserans (Chac), situé à Saint-Lizier. Ses jours ne sont heureusement pas en danger.